Présentation

Présentation
Coucou !
Vous ne rêvez pas c'est bien Loreleil591 qui revient avec une nouvelle fiction yaoi sur Bill et Tom.
Le thème principal est l'anorexie, j'espère que je vais m'en sortir car ce n'est pas si simple.
je l'ai vécue mais ça on s'en fou totalement.

Ce ne sera pas une twincest comme la précédente fiction.

J'accepte les pubs tant que ce n'est pas pour une hétéro, normale, yuri ou d'autres groupes que Tokio Hotel.
Je préviens que cette fiction est yaoi ( relation homosexuelle entre homme ) avec lemon ( scène érotique ou pornographique plus ou moins détaillée ) alors si ça vous choque ne restez pas !

Si tu es :

-Une groupiasse
-Homophobe
-Etroit(e) d'esprit
-Rageux
-Anti-TH

Ben t'as rien à faire là, la croix rouge t'es destiné !

Bref mon histoire te plaît ?

Pour être prévenu c'est simple il suffit de laisser un commentaire ou plus sur le dernier chapitre posté !

Bonne lecture et je mets le prologue tout de suite !



NEW : Mon blog d'OS est enfin en ligne ! [OS] Allez voir !


Attention : je mets cette fiction en pause pour le moment, l'inspiration n'est plus présente depuis longtemps, j'en suis désolée, je ne sais si je la reprendais un jour ... Au pire ce sera un OS ou une minific. Continuez de me prévenir de vos suites sur ce blog ! Portez vous bien, bisouxxx



Annuaires :

***
***==> Note moi là x

*** ==> Note moi là x





# Posté le mardi 24 février 2009 14:14

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 15:30

Prologue

Prologue
Je continue de fixer cette assiette remplie de nourriture infecte sans y toucher.
On va encore m'engueuler, tant pis.
Je veux partir.
De cet hôpital qui sent la mort.
Je ne veux plus voir ces regards sur mon corps décharné.
Je ne veux plus voir leur corps déjà mort.
Je suis moche, je suis maigre, il paraît que je suis anorexique et mon nom est Bill.

Pourquoi je suis là ?

Je ne le sais pas moi même.
Je ne me souviens même plus quand ça a commencé.
Mais je sais pourquoi j'en suis là aujourd'hui.

J'avais tout pour être heureux.
Pourquoi moi alors ?
Qu'est-ce que j'ai fait pour mérité ça ?

Pourquoi j'ai rien vu venir ?

Et voilà les larmes montent encore.
Je ne sais faire plus que ça.

La vie est une pute et le destin c'est de la merde.

C'est tout ce qu'il y a à savoir pour le moment.

Il avait tout pour lui.
Mais le destin en a décidé autrement.

Il voulait juste rentrer chez lui plus vite.
Il ne pouvait pas savoir qu'en passant par là, sa vie n'allait plus être la même.

Il n'a pas vu cette bande qui le suivait.
Il na pas vu cette impasse sale et sombre.

Quand il a réalisé qu'il n'était pas seul c'était déjà trop tard.
Il a juste fermé les yeux et attendu que ça se finisse.


*******

Alors voilà ce prologue.
J'en dis pas trop c'est fait exprès ne vous inquiètez pas.
Niveau point de vue, au début ce sera essentiellement Bill car Tom n'apparaît pas tout de suite mais après il y aura des points de vue de lui.

Dîtes moi ce que vous en pensez, je continue ?
Ou j'arrête ?

PS: Le prologue n'a pas grand chose à voir avec la fic pour le moment vu qu'elle ne débutera pas quand il sera à l'hôpital mais avant qu'il sombre.

Bisouxxx

# Posté le mardi 24 février 2009 14:48

Modifié le mardi 22 septembre 2009 08:36

Chapitre 1

Chapitre 1



P.O.V Bill

Vous vous êtes jamais demandé pourquoi l'école a été inventée ?
Moi si , c'est une question très philosophique je l'avoue et j'en suis venu à une conclusion.
On y est pas que pour se faire chier, mais faire chier les profs jusqu'à ce qu'ils atterrissent à l'asile.
Une de mes spécialité.
Oui je suis un fouteur de merde, mais gentil !
J'aime me faire remarqué, que les gens me respectent.
Chose difficile à cause de mon look et mon orientation sexuelle très affirmée.
Je n'ai pas honte de proclamer haut et fort mon homosexualité.
Les mecs sont dégoûtés car ils ont peur que je leur saute dessus.
Genre je n'ai que ça à faire de mes journées. Et pourquoi pas d'ailleurs ?
Au je vois bien le truc, une partie de jambe en l'air pendant un cours très passionnant de Latin.
J'imagine déjà la tête de choquée de la prof très à cheval sur les principes de bonne conduite et de chasteté jusqu'au mariage.
Elle ferait un allé simple pour la morgue.
Mais ça mettrait de l'animation !

Les profs me détestent d'autant plus que malgré mon statut d'emmerdeur de première , je sois le meilleur élève de cette classe.
Sans vouloir me vanter.
Voilà à quoi je pense dès le matin devant mon petit déjeuner avant une nouvelle journée riche en connerie.
A l'école ....
Je suis vraiment atteint dans mon genre.
Que voulez-vous c'est dans ma nature d'être joyeux et je dis merde à tout ceux qui me déteste.
Bande de jaloux va !

? : Eh bien mon fils tu as l'air passionné par ton débat du matin !

Ma mère , aussi déjantée que moi, je l'aime.

Bill : Bah quoi ? C'est très important de faire des débats avec soi-même !

Maman : Bien sûr ! Et quel genre de débat peut-être plus important que de faire un gros bisou à sa vieille mère ?

Bill : Oh merde ! J'ai complètement oublié !


Maman : Ton langage Bill ! Allez fais moi un baiser pour te faire pardonner !

Je m'exécute !
On se charrie très souvent avec maman, comme je suis fils unique et que papa est pas toujours là à cause de son travail, on a développé une grande complicité.
Elle sait tout de moi, elle a d'ailleurs très bien prit mon homosexualité et adore mon copain.
D'ailleurs ...... Oups j'ai oublié de l'appeler !
Il va croire que je l'ai abandonné !
Il est super gentil , adorable mais je ne suis pas amoureux de lui.
A 17 ans .... C'est dur de se dire qu'on veut vivre toute notre vie avec telle ou telle personne.
Je reste un mec !
Je me détache de ma mère. Faut que j'aille me préparer si je veux pas être en retard !

Maman : Allez file sinon ton amoureux va croire que tu l'as abandonné !

Bill : Eh ! C'est pas mon amoureux !

Maman : Mais oui ! T'as pensé aux capotes ?

Bill : Maman ! Je tiens à ma santé quand même ! Eh puis ça te regarde pas ! Curieuse.

Maman : Bon bon je me tais !


Elle dit ça en levant les mains.
Pour ce qui est de notre folie, c'est de famille !
Même si mon père est pas toujours là, il est taré , autant que moi.
J'aime ma famille, j'ai de la chance de les avoir, tout le monde n'en a pas.
Deviendrais-je sentimental ?
Ca me va pas du tout !
Il est 8h00 ..... Oh ben zut je suis en retard ! Tant pis je me ferai encore remarqué.
Une fois de plus ou de moins !
Ah et puis Math doit m'attendre en flippant, croyant que je l'ai laissé tombé pour un autre.
J'aime peut-être chauffer les mecs mais en aucun cas je suis infidèle.
Si il n'a pas confiance en moi, ça va vite m'énerver.
Ca fait depuis octobre qu'on est ensemble, on est en février et depuis ce temps on s'est engueulé je ne sais combien de fois.
Ca fait rire beaucoup de gens.
Faut dire qu'on est pas discret.
J'adore ce type mais il est encore plus immature que moi.
Je devrais peut-être me tourner vers les gars plus âgés et virils.
Han ouais le fantasme !
Ne pensez pas que je sois un gros pervers , j'aime juste m'imaginer des trucs oh et puis je suis un mec !
Depuis le temps que je suis avec lui, on a rien fait !
Pas de caresses, je sais pas comment je fais mais le plaisir solitaire commence à me peser.
J'ai des besoins aussi comme tout le monde.
Et même si je ressemble à une fille, je n'ai rien de féminin du tout !
Et tout ceux qui l'ont sentis passer pourront le dire.

Maman : Chéri Math est là !

Bill : Roo oui j'arrive !


Aller hop je prends mes affaires et vais rejoindre Math.

Math : Mon amour !

Bill : Salut !


On se fait un bisou rapide, on est vraiment pas en avance.
Je dis rapidement au revoir à ma mère et on se met en route.
Le trajet est assez calme mais je sens que Math veut me poser une question.

Bill : Tu peux me poser ta question, je vais pas te manger hein.

Il n'y a aucun sous entendus !
Il s'arrête, si il veut qu'on soit en retard pour de bon , on est bien parti.
Je veux pas rater le cours de Latin avec madame Diggle , je lui ai promis de montrer mes fesses !
Quelle tête elle a tirée quand je lui ai dis mes intentions pour le prochain cours, comme si j'allais vraiment le faire, mais elle est tellement coincée !
J'ai été vexé. Elle a pas trop aimé ma blague.
Bref je me re-concentre sur Math et remarque qu'il hésite.
Je le sens mal ...

Math : Bill ... Tu m'aimes ?

Qu'est-ce que je disais ? Je ne dis pas « je t'aime » si je n'en suis pas sûr.
J'éprouve plus de la tendresse pour lui. Son côté fragile m'avait fait craquer j'avoue et il est canon ... Mais qu'est-ce qu'il est chiant !

Math : Oh tu m'écoutes ?

Bill : Excuse moi j'étais dans mes réflexions !

Math : Oh ....

Bill : Tu disais ?


Comment faire diversion, demandez moi !

Math : Rien d'important.

Bill : Alors on peut y retourner ?


Il me soûle déjà...
Il me prend par la main , je le laisse faire, tout le monde sait que je suis homo, ça en dérange beaucoup d'ailleurs mais ils comprit qu'ils devaient se la fermer si ils ne voulaient pas d'ennuis.
Je paraît frêle et maigrichon à première vue , je suis parfaitement capable de foutre une grosse raclée à un con et je mange pour 3 ...
On arrive enfin dans ce lycée.
Il y a notre classe de Latin dehors, ben pourquoi ? On est pas en retard finalement ?

Bill : Morgane , pourquoi vous êtes pas en cours ?

Morgane ... Elle est sympa quand on la connaît mais elle peut être une vraie garce quand elle s'y met.
Mais avec moi elle est cool, au début, elle me voulait à tout prix dans son lit , je lui ai bien fait comprendre qu'elle ne m'attirait pas.
On ne s'entendait pas trop au début , puis on a apprit à se connaître, et maintenant voilà où on en est. C'est l'une des seules filles de notre petit groupe.
C'est aussi la seule qui partage nos délires et qui sait qu'on est pas aussi débiles et immatures en dehors des cours.

Morgane : Nan elle est soit disant malade.

Bill : Han je suis sûre qu'elle l'a fait exprès ! Je devais lui montrer mes fesses !

Math : Quoi ?

Morgane : Ah Bill tu ne changeras jamais !

Math : Tu voulais montrer tes fesses à tout le monde ?

Bill : Math vas faire un tour je te rejoins après.

Math : Mais ...

Bill : On ne discute pas !


Enfin de l'air !
Il est trop collant et jaloux, j'ai horreur de ça.

Morgane : Tu devrais arrêter de jouer avec lui.

Bill : Pourquoi tu dis ça ?

Morgane : Il t'aime ça se voit trop.

Bill : J'y peux rien si c'est pas réciproque.

Morgane : Alors quitte-le.

Bill : Je suis pas doué pour ça ! Tu sais aussi bien que moi que j'ai beau être un provocateur, sur certains points je reste timide !
Et puis il est attachant quand même.

Morgane : Il a beau être attachant et gamin , si tu ne l'aimes pas ça ne sert à rien , il s'en remettra.

Bill : Tu as sans doute raison.

Morgane : J'ai toujours raison !


Je rigole. Cette fille est atteinte. Quand elle me tournait autour je pouvais pas la blairer, mais maintenant je l'adore.
Elle a très bien pris mon aveux et ne m'a pas jugé malgré que j'ai pu lui dire les pires vacheries.
On est un bon petit groupe.
Il n'y a pas de clans stupides comme dans d'autres lycées.
Bien sûr il y a des homophobes , ils me mènent la vie dure mais je leur en fait voir aussi.
Je suis pas du genre à me laisser faire et quand on me cherche, on me trouve.
La plupart s'en fiche que je sois homo, bi ou autre , chacun mène sa vie comme il l'entend , et comme partout, il y a des connards.
Mais ils sont peu nombreux.
Il n'y a pas de leader avec sa panoplie de chiens stupides ni de pétasses siliconées accrochées autours.
C'est un lycée normal et plutôt tranquille.
Normal aussi on est dans un quartier chic et les gens ont tendances à être très coincées.
C'est peut-être pour ça que j'aime me faire remarquer, ça passe le temps.
Mais je sais m'arrêter quand il le faut.

DRING

Bill : Oh non Morgane toi qui a une superbe mémoire , on a quoi comme cours ?

Morgane : N'essaye même pas de m'acheter !
Depuis le temps tu devrais le connaître ton emploi du temps !

Bill : Oh pas cool.


Math nous rejoint , je l'avais oublié, je suis pas sympa avec lui.
Morgane a raison , mais comment lui faire comprendre ?
Je vais quand même pas rouler une pelle à quelqu'un d'autre ?
Il est si mignon pourtant.
Je me sens un peu coupable malgré tout.
Je ne veux pas lui faire de mal mais quand il faut, il faut.

Bill : Math , il faut qu'on parle.

Math : A la pause alors.


Je hoche la tête. Il tire une sale tête, il a comprit.
Son regard se voile de tristesse.
Je crois qu'il va falloir que je prenne des gants avec lui.
Je voudrais pas perdre son amitié.
On était tellement potes avant ça.
Les personnes qui n'avaient pas Latin arrivent petit à petit.
Je dis bonjour à quelques potes et on rentre directement dans la salle.
Je sens que je vais me faire chier.
Pourquoi j'ai choisi comme section un truc horrible avec tout des matières bizarres ?
La gestion .... Il n'y a rien de plus nul à chier et en plus pendant deux heures je me coltine un prof soporifique ....
Et puis, j'en ai rien à faire de gérer les comptes d'une entreprise , je veux aller dans une école de danse , ça va beaucoup me servir la gestion pour passer l 'examen d'entrée c'est vrai.
Oh oui j'ai entraînement ce soir.
Je ne fais pas de danse classique bien que j'ai les bases , mais plutôt de la danse contemporaine , pourquoi ? J'en sais rien , j'ai toujours aimé ça et ça me défoule !

Prof : Je vais vous rendre vos interrogations qui sont pour la plupart d'entre vous navrantes.

On se retient comme on peut de ne pas rire, si il savait qu'on s'endors tous à moitié pendant ses cours...

Prof : Bill Kaulitz , bravo , votre arrogance a encore payé, je ne comprends pas comment un brillant élève comme vous puisse être aussi insolent !
Avec un tel comportement, les plus prestigieuses universités vous fermeront leurs portes.

Bill : je m'en fiche des universités !

Prof : Vous êtes désespérant.

Bill : Tout le plaisir est pour moi de vous désespérer.

Prof : Votre copie.


Je regarde ma feuille. Un joli A+ , mais je m'en tape d'avoir de bonnes notes, c'est plus pour narguer les profs.
Aller maintenant dodo, je veux pas faire comme mon voisin , un gros intello qui prend des notes et qui au final ne récolte qu'un A, alors que moi en foutant le bordel et sans rien noter, j'ai des A+

Ellipse.

Je flippe, je rejoins Math dans un coin un peu tranquille , il est là , nous ne sommes pas dans la même classe, à part en Latin.
Son visage est fermé, et moi j'ai peur de lui dire.
Je sais pas comment on fait, c'est la première fois que j'avais une relation si longue.
D'habitude, c'est plutôt quelques coups par-ci par-là.
C'est juste pour prendre du bon temps, j'ai cru qu'avec lui ça allait être plus sérieux, mais non.
Tant pis.
Je m'approche de lui. Mon c½ur ne bat pas vite, je suis même calme, à part que je flippe un peu quand même mais je suis pas au point de m'arracher les cheveux.

Bill : Je suis là.

Math : Pourquoi tu es sorti avec moi ?

Il relève la tête vers moi , j'avoue que je m'attendais pas à ça du tout.

Math : Réponds sincèrement s'il te plait.

Bill : Ben je te trouvais sympa, mignon , on avait des points communs.


Math : Et c'est parce que je n'ai pas couché avec toi que tu me largues ?

Bill : Non.

Math : Bill .... Ne mens pas , je suis pas con.

Bill : J'ai jamais dit le contraire.

Math : Alors pourquoi ? Je t'ai pas assez prouvé que je t'aimais ?
Ca t'as jamais traversé l'esprit que j'ai souffert ?

Bill : Math .....

Math : Laisse tomber Bill , t'es qu'un connard.


Il se casse en me laissant seul.
Je me sens mal quand même mais au moins c'est fini et j'ai rien eu à dire.
Je vais pas pleurer , je ne l'aimais pas, mais ça me ferait chier si je perdais son amitié.
Enfin au lycée je n'ai pas de vrais amis, à part peut-être Morgane , elle est la seule à savoir que je fais de la danse et que je travaille dur pour être accepté, c'est une sélection sur dossier, je dois donc en avoir un en béton, j'aimerai être admis dans la meilleure école et pouvoir vivre de ma passion.
Si les gens savaient ça, je serai la risée de l'école.
Ils sont tellement fermés d'esprit qu'ils diraient que c'est un sport de tapette.
Mes parents le savent aussi et ils sont un peu déçus.
Ils espéraient que je fasse médecine ou des études de droit.
Les métiers d'avenir selon eux.
Je peux pas leur en vouloir ils sont tous les deux des médecins réputés.
Ma mère travaille moins pour le moment pour rester un peu avec moi.
Ils font tout pour être le plus présents possible et ne se laissent pas envahir par le travail.
Je les admirent.
Trêve de pensées encore philosophique , je vais peut-être retourner en gestion terminer ma sieste.

Ellipse.

Je suis enfin libre, il est 13heures et les cours sont finis. L'avantage de vivre en Allemagne.
Quoique je suis sûre que dans certains établissements , ça peut finir tard.
On s'en fou.
Je n'ai pas danse avant trois bonnes heures, j'ai le temps de me prélasser comme une loque sur mon canapé à ne rien faire.
Ben quoi ? Je reste un adolescent normal qui aime comme tout le monde se la couler douce après des cours plus ennuyeux les uns que les autres.

? : Billounet de mon c½ur !

Ca ne pouvait pas mieux commencer .... David , un sale con qui prend un malin plaisir à me faire chier mais il va voir.
Je m'arrête et me retourne, il est avec ses potes.

Bill : Oui Davidouchet ? Tu es déjà en manque ? Je baise si bien que ça pour que tu veuilles encore que je te la mette ?
Mais t'as oublié les règles ! Je prends, j'encule et je jarte !


Tous ses potes se foutent de lui et David est rouge , je crois que je l'ai énervé, je suis sûr qu'en fait il rêve de m'avoir.
L'espoir fait vivre , son look est ridicule, avec ses fringues de grands couturiers et ses cheveux châtain gominés , on dirait qu'ils sont gras.
Ca fait le petit fils à papa homophobe qui fait genre je me rebelle.
Entre nous, il ressemble encore plus à une tapette que moi avec ses manières.

David : Tu vas payer ton arrogance !

Bill : Tu me dis ça à chaque fois, j'attends toujours.

David : On se re-verra !

Bill : Oui tous les jours au lycée !


J'adore me foutre de lui. Il essaye tant bien que mal à ressembler à une racaille mais il est plus à mourir de rire qu'autre chose.
Bref ah il m'a encore plus foutu de bonne humeur !
Je rentre tranquillement chez moi , prends quelques trucs très diététiques à savoir du soda , des bonbons , bref tout ce qu'il faut pour avoir une vie très saine !
Je me poste devant la télé et regarde comme un abruti les images défiler.

Finalement je décide d'éteindre et je monte dans ma chambre pour faire quelques étirements et assouplissements.
Prenez-moi pour un dingue mais quand je dis que je suis vraiment passionné c'est pas pour rien.
Et ça fait longtemps que je ne me suis plus entraîné , ça se ressens.
Un bon danseur veut toujours se perfectionner , se dépasser pour être le meilleur.
J'ai pris quand même de l'eau, si je me fait un claquage parce que je me suis mal hydrater je peux dire adieux à mon cours ce soir et ça j'ai pas envie.
Je mets une musique d'ambiance, pas de rock ou de métal comme j'écoute d'habitude mais plus calme.
Je me mets sur mon tapis et m'échauffe le cou, le dos, les poignets sans oublier mes chevilles qui ont pas mal soufferts.
Je dois mettre des bandages pour les maintenir en place.
Une fois ceci fait, je fait quelques assouplissements au niveau des jambes.
Ma grande taille est un atout alors j'en profite.
Ca ne dure pas trop longtemps, je ne veux pas me fatiguer.
Je suis peut-être obsédé , mais pas imprudent.
Après quelques étirements je range mon tapis et regarde l'heure.
Il n'est pas tard et je suis seul.
En journée mes parents bossent et j'ai l'habitude d'être autonome dans cette immense maison.
Je m'en plein pas.
De temps en temps être seul me fait du bien.
Je suis très différent en dehors du lycée.
J'ai pas besoin de faire le con ou d'attirer l'attention pour me faire un minimum respecter.
Je peux être moi-même mais bon ça n'a pas empêcher mes parents de me passer plusieurs fois un savon parce que le lycée à appeler parce que j'ai fait telle ou telle connerie.
Malgré le fait que j'ai plein d'argent, je ne le crie pas sur tous les toits.
Qu'est-ce que ça peut foutre ?
Je trouve ces gens là vraiment minables de se vanter du compte en banque de papa.
Ah c'est vrai que ça attire les gens, mais avoir une bonne réputation juste pour le nombre de zéros que possède les parents, c'est pas mon truc.
Je préfère avoir peu d'amis mais qu'ils m'apprécient tel que je suis.
Je prépare mes affaires, et m'en vais pour mon cours.
Il ne dure pas longtemps , à peine deux heures mais j'aime ça et puis l'ambiance entre nous est superbe.
Il y a bien sûr une majorité de filles mais je suis pas le seul gars.
La prof , Julia est super sympa et avec elle , on fait toujours des chorégraphies de fou.
Je fais la bise aux filles , serre la main aux gars , on parle de tout et de rien en se changeant.
J'oublie pas mes bandages sinon au bout d'une heure, je craque.
J'ai peur que les jurys aux examens d'entrée me recalent à cause de ça.
Une fracture mal soignée et voilà ce que ça donne ....

Julia : Tout le monde est là ? Bien , alors on va d'abord comme d'hab s'échauffer et ensuite on continue la chorégraphie , à la fin étirements et assouplissements , ça vous convient ?
Bien vous avez 20 minutes pour vous échauffer c'est parti !


Ce que j'aime avec elle ,c'est qu'elle nous fait confiance alors elle se permet de nous laisser nous débrouiller seuls et d'inventer des chorégraphie.
On est un petit groupe de 10 et ça fait plusieurs années qu'on se connaît alors forcément ...

Fin du cours.

Je suis lessivé , on s'est bien défoulé , il est 19heures et j'avoue que j'ai la dalle.
Je m'apprête à quitter la salle mais Julia me retient.

Julia : Bill tu veux toujours t'inscrire dans une école de danse ?

Bill : Ben ouais mais c'est pas encore maintenant, j'ai encore une année à attendre , mes parents veulent que j'obtienne mon diplôme. Pourquoi ?

Julia : Tu as un très bon niveau , il y a une école à Berlin , la sélection est sur dossier et il faut s'y prendre longtemps à l'avance avant de pouvoir avoir un rendez-vous.
Ils te reçoivent pour un examen psychologique d'abord , ils veulent des gens qui ont la tête sur les épaules et qui pourront supporter la pression.
Si ils sont satisfaits, il te donneront un dossier d'inscription et tu auras ton examen d'entrée.
Il faut s'y prendre un an à l'avance au minimum et en plus tu es un bon élève tu as toutes tes chances.
J'ai pris le numéro de téléphone et leur site Internet , si t'es intéressé , appelle-les vite.

Bill : Wahou ... Je sais pas quoi dire.

Julia : Alors ne dis rien.

Bill : Mais , pourquoi ils veulent d'abord avoir un entretient avant de passer l'examen ?
Julia : Il y a trop de demandes, c'est pour alléger les auditions.
Il y a environ 1000 personnes qui se présentent.
Et seulement 500 sont retenues pour l'examen et 50 sont reçus définitivement.


C'est un gros challenge. Mais c'est vraiment ce que je veux faire.
En plus Berlin c'est le pied.
Mais c'est loin de chez moi. J'habite à Munich ...
Mais on y est pas encore. Je vais devoir m'améliorer que ce soit en danse ou en cours.
Et faudra peut-être aussi que je limite les conneries.
Oh pas cool !
Je remercie Julia et rentre chez moi les yeux plein d'étoiles et la têtes remplies de rêves.
Des beaux mecs au torse bien sculpté miam !
Eh ben oui je vais pas me gêner !

Fin P.O.V Bill

Alors que Bill rentre chez lui rêveur et heureux d'avoir passé une bonne journée , une personne déverse sa rage contre lui.
Bill.
Rien que ce nom lui donne envie de vomir.
Il l'a humilié.
Cassé.
Réduit à rien.
Il veut se venger.
Frapper là où ça fait mal.
L'humilier à son tour.
Le briser comme il l'a fait.
Il veut le voir souffrir et voir les étoiles dans ses yeux s'éteindre.

Ce grand brun androgyne ne sait pas encore que ses jours sont en danger.
Comment pourrait-il le savoir ?
La seule chose qui le préoccupe en ce moment même , c'est de réaliser son rêve.


*******

J'ai une trouille incroyable , le tout début avant le changement de comportement ne sera pas forcément très intéressant , je vais pas non plus faire rentrer Tom directement dans l'histoire et qu'il se passe tout de suite un truc entre eux ...
Enfin bon on verra bien je poste la suite déjà quand j'aurai commencer celle de ma première fic ...
Bref prenez soin de vous !

# Posté le jeudi 26 février 2009 13:28

Modifié le mardi 22 septembre 2009 08:38

Chapitre 2

Chapitre 2

P.O.V Bill

Une semaine .... Voilà une semaine que j'ai pris contact avec cette école.
Je suis stressé j'avoue alors que mon rendez-vous est même pas fixé.
Je m'entraîne encore plus dur qu'avant.
Julia m'a laissé la salle.
Je suis donc seul , avec la musique pour m'accompagner.
J'enchaîne les mouvements sans réelle logique.
Je me laisse emporter par la musique.
J'oublie tout , je me vide la tête et après ça je me sens toujours serein.
J'aime ce que je fait et j'ai cette possibilité d'entrer dans cette école.
L'une des meilleures, ça me donne envie d'encore plus me défoncer.
La salle raisonne, la musique est presque un écho , tout comme mes pas.
Puis tout s'arrête.
Je suis exténué mais je fais quand même mes étirements.
Je ne veux pas avoir de surprises demain.
Ce qui est cool quand on est seul c'est que je vais pouvoir prendre une bonne douche sans qu'on m'observe.
J'avoue j'ai un corps sublime mais quand même !
J'ai une certaine pudeur !
A bien y réfléchir ...... Non j'en ai pas.
Mais bon de là à avoir une partie de jambe en l'air devant les autres c'est pas si excitant que ça.
Bref on s'en fou !
En rentrant j'aurai droit à un bon petit plat de maman .
J'espère que papa sera là aussi.
Ca fait longtemps qu'on s'est pas fait de bons trips à deux qui exaspère ma mère autant que ça la fait rire.
Il fait bien noir , je suis resté combien de temps à la salle ?
Oh merde alors , j'ai pas vu le temps passé.
C'est ça quand on est passionné !
Je me dépêche quand même , je devrais être rentré depuis une bonne heure.
Je sens que je vais me prendre un savon royal.
Arrivé devant chez moi je remarque que le lumière est éteinte.
Bizarre il n'est pourtant que 21 heures.
Je rentre.
Pas de bruits.
J'allume tout car je n'aime pas trop être tout seul dans le noir.
Il y a un mot sur le frigo :

Poussin,

On a été appelés pour une urgence , ne nous attends pas pour manger.
Il y a du b½uf et des brocolis.
N'oublie pas les légumes c'est bon pour la santé , meilleur que tes pizzas qui font grossir en plus.
On rentrera tard et brosse toi les dents , on dirai l'haleine d'une baleine morte.
Bisous.


Je vais la tuer !
Je sens toujours bon d'abord !
Okay c'était puéril.
Par contre ses brocolis elle peut se les mettre où je pense !
Hors de question que je mange un truc pareil.
N'empêche que je suis triste.
Ils ont pas mal d'urgences en ce moment.
Ils pourraient pas attendre pour mourir les patients ?
Faut vraiment que je mange , problème.....
J'ai la flemme de faire fonctionner la gazinière.
Oui je sais faire à manger !
Au moins je dépense pas mon fric dans les Mc Do ou autre horreur qui me font courir aux toilettes.
Bon ben va pour ses brocolis.

Ellipse.

Un bruit me réveille , il est 3 heures du matin.
J'entends la voix de mes parents.
Il était temps, même si je suis habitué , ce soir j'avais pas envie d'être seul.
J'aurais pu inviter des amis mais le problème c'est que j'en ai pas de 'vrais' d'amis.
Juste pour dire d'être avec moi , non merci.
Mon chien Aléana jappe et mes parents gueulent.
Il peut-être très con ce chien mais c'est le mien.
J'ai eu du mal à convaincre mes parents pour l'avoir.
C'est un superbe husky avec les yeux bleu.
On lui donnerait le bon Dieu sans confessions tellement il a une bouille d'ange seulement il est très têtu.

Six heures du matin et une nouvelle journée de cours s'impose , youpi !
Tient mon chien me rend une petite visite.

Bill : Tiens Aléana comment tu vas ?

Je parle à mon chien , et alors ?
Il remue la queue , et me sors de mon lit.

Bill : Ah non laisse moi encore dormir !

Je remets la couette sur ma tête et ce sale chien l'attrape et la met par terre.
J'ai froid maintenant !

Bill : Raaaa T'es chiante toi ce matin !

Il aboie , c'est ça et t'espères avoir une caresse sur la tête ?!
Rêve ! Tu n'en auras pas !
T'avais qu'à pas me foutre me mauvais poil sac à puce !
En effet je suis pas du matin.
Soit j'ai des conversations très profondes avec moi-même soit .... Ben je suis pas d'humeur.
Si on m'emmerde ça va chier des bulles !

Maman : Coucou !

Bill : ouais ouais bonjour...

Maman : Oh toi tu es de mauvais poil !

Bill : La faute à cette très chère Aléana.

Maman : C'est un chien Bill.

Maman : Elle a virée ma couette !
Tu sais combien je suis frileux !

Maman : T'as qu'à mettre des pyjamas comme tout le monde !

Bill : Pour puer la transpiration ? Non merci !


Maman : Les douches c'est fait pour ça !

Bill : Moque toi !

Maman : Mais non à peine !

Bill : T'es pas sympa !
Au fait ça s'est bien passé ?

Maman : Ca a été dur. Un petit garçon de 8 ans s'est fait renversé par un chauffard.
Le choc à été trop important pour son corps.
Il était sur la table d'opération quand il est parti.


Elle est triste ça se voit.
C'est toujours dur de perdre un patient.
Surtout quand c'est un enfant.
Les gens sont vraiment fous de nos jours.

Bill : Je suis désolé.

Maman : C'est les risques du métier mais ça ira ne t'inquiète pas.


Je me lève et vais lui faire un gros câlin pour la réconforter.
Je ne veux définitivement pas être médecin.
On ne dirait pas mais je suis très sensible , et voir quelqu'un partir comme ça mettrait mes nerfs à trop rude épreuve.

Bill : Papa est déjà parti ?

Maman : Non il dormait encore.

Bill : Je peux aller le voir ?

Maman : Pas longtemps , tu as cours je te rappelle !

Bill : Je peux être dispensé ?

Maman : Hum .... Non !

Bill : Han t'es cruelle !


Elle se marre et je monte voir papa.
Et oui même à 17 ans je suis toujours accros.
Je n'ai qu'eux , les autres membres de ma famille hésitent encore si je suis une fille ou un mec.
C'est dire l'importance que j'ai à leurs yeux.
La pièce est encore dans le noir , je m'approche doucement et enlace mon père.
Ca fait longtemps que j'ai pas pu le faire et ça me manque.
Il est peut-être moins là mais on est très proche.
Je lui fait un bisou sur le front et pars seul vers le lycée.
Depuis que je suis plus avec Math , les choses on changées.
Il ne reste plus avec nous, dès que j'essaye de lui parler il me rembarre et me traite de tous les noms.
J'ai toujours pas eu le temps de m'expliquer avec lui.
Je comprends pas , c'est pas de ma faute si je n'avais que des sentiments amicaux envers lui.
J'allais pas me forcer pour lui faire plaisir ?
Si ?

? : Eh Bill !

Bill : Elliot comment ça va ?

Elliot : Bien bien près pour une autre journée à te faire chier ?

Bill : Tu vas te faire chier ! Moi je trouve toujours un moyen de m'éclater !

Elliot : Et le jour où tu vas te faire renvoyer tu viendras pas pleurer !

Bill : Impossible je leur manquerai de trop !

Elliot : Si tu le dis !


Bill : T'as pas vu Math ?

Elliot : Si il traîne avec des gens peu fréquentables si tu veux mon avis.
Et il était aux bras d'une meuf toute refaite avec des seins trop laids.

Bill : Eurk il perd pas de temps !

? : C'est juste pour te faire réagir Bill !

Bill : Ah Morgane pitié la prochaine fois signale ta présence !

Morgane : Bonjour à toi aussi ....
Bref je te conseille pas trop d'aller le voir.
Il est bizarre depuis une semaine


Bill : Qu'est-ce qu'il a ?
Il regrette d'être parti sans que j'ai le temps de lui expliquer quelque chose ?

Morgane : Non, je crois qu'en fait t'as bien fait de le quitter.

Bill : Merci enfin tu réalises que c'était pas possible de faire semblant ! Il t'auras fallu une semaine ! Pourtant t'es pas blonde.

Morgane : Mais je t'emmerde ! Non je dis ça parce que qu'il traîne avec des camés.

Bill : Bah il fait ce qu'il veut !

Morgane : C'est des gens qui rêvent de te faire la peau alors fais gaffe.

Bill : Pfff j'ai pas peur de ces abrutis qui ont besoin de joints ou d'extasie pour planer !


Morgane : Je t'aurai prévenue !

Bill : Je te remercie de te soucier de moi !

Elliot : Bon c'est pas que je me les gèle mais ...... Si en fait !

Bill : Oh oui allons en cours près du chauffage roupiller !
Je pourrais très bien rester chez moi pour ça !

Elliot : Rien ne t'empêche de le faire !

Bill : Tu m'accompagnerais ?

Elliot : Je tiens à mes fesses darling et puis je préfère les filles mais bon dans une prochaine vie peut-être !


On continue nos conneries comme ça jusque dans la classe où à peine rentré j'ai envie de continuer à faire le con.
Mais bon pour mon concours il faut que je me calme.
Ils vont déjà halluciner en voyant que mes notes et que mon comportement sont à l'opposés.
Vous imaginez un intello foutre la merde ?
Non ? C'est normal !
Donc faut que je me calme.
J'ai peut-être jamais été viré mais bon , je les pousse parfois à bout les gens.
On dit toujours que ça va me retomber dessus.
On verra bien.
A peine assis que mon portable vibre déjà.
Le numéro n'est pas répertorié dans mes contacts.
Sûrement quelqu'un qui veut un plan cul.

Je sais tout de toi Kaulitz , tes fantasmes , tes peurs , tu rêves de te faire prendre dans une ruelle , ton v½ux sera exaucé , à bientôt pute.

Ah quand même ,trop sympa le message.
Genre je vais avoir peur !
C'est pas la première fois que je me prends des menaces.
Je réponds au gars ou à la meuf qui a pas été fichu de se mettre en anonyme :

Si tu avais au moins le cran de mettre ton nom je serai venu te voir te féliciter pour ton message très instructif et trop profond !

J'envoie tout ça et me fait bien sûr engueuler par un vieux croûton.
Ils sont tous vieux dans ce bahut !
Dommage !
C'est bientôt la fin , je me fais chier et ma voisine d'à côté fait des bruits bizarres.
Un cours d'allemand donne tant envie de se faire des gâteries ?
Je devrais essayer tiens , ça serait très distrayant, elle en tout cas n'est absolument pas discrète.
Je suis partagé entre l'envie de rire et celui de m'éloigner d'elle.
Elle est vraiment pitoyable , ce lycée regorge de personnes cinglées.
Tiens encore un message, décidément...

Tu le sauras bientôt.
Dans le noir tu souffriras.
Dans la nuit , tes cris
Déchireront les tympans.
En toi,
Je te tuerais.


Je sais pas qui c'est mais si il a voulu me foutre la trouille il s'y prend très mal !
Encore un connard , allez faut pas se démonter.
Et l'autre qui continue ses bruits de merde, elle m'énerve !

Bill : Bon grosse vache t'as fini de te tripoter y en a marre de tes bruits de pucelle !

J'ai gueulé ça dans la salle.
Tout le monde s'est retourné vers moi et elle est rouge comme si elle avait bu plusieurs verres.
J'ai manqué de tact je crois...

Prof : Ah Monsieur Kaulitz je m'étonnais encore de ne pas vous avoir entendu. Je croyais même que vous étiez malade.

Bill : Tout va bien !

Prof : Tant mieux et vous Mademoiselle Martin si je vous surprends encore une fois à crier de la sorte je convoque vos parents !

Médina: Bien.

Prof : Dehors vous deux vous êtes quand même virés si vous croyiez Kaulitz que je vous avais pas vu en grande conversation avec votre cellulaire vous rêvez !

Bill : Pas de ma faute si on m'aime trop !

Prof : J'ai vraiment besoin de vacances ...


Je le pense aussi et t'as encore le temps !
Je range donc mes affaires et sors en premier.
Médina elle doit essayer de convaincre le prof que c'était un malentendu et que c'était pour une expérience scientifique.
Tu parles, elle est tellement coincée que personne ne s'approche d'elle.
Bref je sors dehors prendre un peu l'air ça me fait pas de mal.
Mais bon je vais pas pouvoir en profiter longtemps vu que ça va sonner.
Je regarde un instant mon portable.
Je me demande bien qui est la personne qui perd son temps avec ce genre de messages.
Nan mais c'est vrai quoi, je vois pas l'intérêt de faire chier les gens.
Ah ben c'est ce que je fais tout le temps.
A bien y réfléchir je chipote un peu avec les profs mais comme ils connaissent mon potentiel , tant que je ne vais pas trop loin , il ne m'arrivera pas de bricoles désagréables.
Ah cette sonnerie , j'ai pas envie d'y retourner à ces cours bidons qui m'ennuient.
Je sais même pas ce que j'ai.
J'ai une mémoire très sélective alors forcément ce qui m'intéresse pas ...
Sciences physiques.
Malheur.

Ellipse fin de la journée.

Enfin l'air frais et le week end , je vais pouvoir souffler un peu.
Quoique entre les devoirs et la danse , ça risque d'être compliqué.
L'avantage de ne pas avoir trop d'amis c'est que je peux faire ce que je veux et que je dois rien à personne.
Première chose que je fais en arrivant chez moi c'est manger !
J'ai l'air maigre , je le suis à cause de mon statut de danseur mais j'aime manger et je m'en prive pas.
Je me sers un grand verre de jus de pamplemousse et prends du pain et de la confiture.
Aimer la nourriture ne veux pas dire se nourrir n'importe comment.
Bref on s'en fiche.
Je remonte dans ma chambre et vérifie si je n'ai rien à faire.
Je répète, je me souviens de ce que j'ai envie.
Ah tiens donc mon portable...
Vais-je encore avoir droit à des gentillesses ?
J'avais oublié aussi ce petit incident sans grande importance.
Ah mais c'est Elliot !

Bill : Je te manquais déjà ?

Elliot : Très drôle ! Réserve ta soirée , une canon organise une petite fête on sera pas nombreux.

Bill : Pas nombreux du genre combien ?

Elliot : Oh une vingtaine c'est pour dire de décompresser.

Bill : Je sais pas , je dois bosser et je suis pas motivé pour faire la fête.

Elliot : Oh allez Bill, tout le monde a besoin de se reposer !

Bill : Parce que se bourrer la gueule , vomir toute la nuit avoir une gueule de bois et ne plus se souvenir de sa soirée tu trouves ça reposant ?


Elliot : Très reposant !

Bill : Sans moi !

Elliot : Tu fais chier tu sais ça ?

Bill : Au moins je me ruine pas la santé !

Elliot : Tu finiras ermite plus tard !

Bill : C'est ça !
Amuse toi bien !

Elliot : Ouais.


Il m'énerve quand il s'y met.
Il peut pas comprendre que les fêtes c'est pas mon truc ?
Chacun ses délires , c'est pour ça en fait que j'aime pas avoir des amis.
Voilà je suis encore de mauvaise humeur.
Au moins Morgane et les autres me foutent la paix.
Ils ont compris qu'il fallait me laisser tranquille.
Je sais pas pourquoi je ne sais pas m'attacher aux gens , ni leur faire confiance.
C'est ainsi.
Papa et maman se demandent comment je peux être un emmerdeur de première alors qu'en dehors de l'école je suis tout calme et que je ramène jamais personne à la maison.
A part Math.
Il me manque, pas en tant que petit ami mais en tant que pote.
On avait de bons délires.
Jamais, j'aurai pu imaginer qu'on se quitte de cette manière.
Parce que lui était différent.
Les autres je m'en foutais, eux aussi c'était pour passer du bon temps.
Chacun de nous savait qu'il n'y aurait pas de lendemain.
Enfin je vais arrêter de me lamenter sur mon sort, je risquerais de finir dépressif.
Et c'est pas du tout mon genre !
La vie est belle et faut savoir en profiter.
La galère je devient philosophe...
Je sais pas quoi faire.
Peut-être mes devoirs histoire d'être tranquille et de pouvoir traîner.
Il est déjà 17heures ou seulement , enfin on s'en fou.
Je prends mon agenda et remarque que j'ai des mots à traduire en français.
Vous pouvez m'expliquer pourquoi j'ai pris cette horrible langue avec des accents là où personne n'aurait l'idée de les mettre ?
Je me démonte pas et commence.

Ellipse.

Pourquoi le week end est passé si vite ?
J'ai pas eu le temps de me reposer en fait.
J'avais tellement de trucs à faire un véritable emploi du temps de ministre.
Bon quand même pas mais bon.
J'ai pas reçu de messages bizarres j'en conclu que ce crétin à décidé de faire chier quelqu'un d'autre.
Et moi je vais mourir en sport.
J'ai pris natation , c'est bon pour mon dos et mon endurance.
Ca ne peut que me faire progresser !
J'arrive dans les vestiaires.
Notre lycée est tellement riche qu'on a une piscine.
Je m'en moque perso mais bon , j'allais pas prendre basket , j'aurais pu me casser un ongle.

David : Mon c½ur je te vois déjà !

Bill : Youpi salut on m'attend !

David : Déjà ? Tu viens même pas me faire un bisou ?

Bill : Quand t'auras un cerveau , on verra !


Je pars déjà.
C'est vrai que je dois voir quelqu'un , je suis en manque là et j'ai pas envie de me soulager seul, il m'avait appelé ce samedi , je sais même pas comment il a eu mon numéro.
Je repère le gars, hum pas mal du tout , tout à fait mon type.
Dans ces cas là je demande pas le nom, ça ne sert strictement à rien.
On ne parle pas, on est là juste pour de la baise et ne pas perdre de temps.
A peine rentré dans la cabine qu'il me plaque contre le mur et me bouffe le cou.
Autre règle j'embrasse pas.
Je trouve ça dégueulasse. Surtout quand on en a rien à faire de son partenaire.
Il est pressé, tant mieux moi aussi.
On va bien s'amuser.

Ellipse.

? : Han Bill !

Il éjacule sur le mur tandis que moi dans le plastique en lui.
Je suis pas très fatigué.
Je me retire de lui et retire le préservatif pour le jeter je ne sais où.
On verra plus tard.
Il est tout rouge et crevé, le pauvre il va pas tenir longtemps à la piscine.
Moi je suis déçu.
Je pensais qu'il serait un meilleur coup que ça.
Il a pas mal crié je sens qu'on va nous regarder d'une manière pas possible encore.
Je mets mon maillot ainsi que mon bonnet et sort de la cabine sans lui adressé un regard.
Il savait à quoi s'attendre, il a respecté tout ça.
Tant mieux.
Comme je le pensais , il n'a pas été discret vu les regards.
Je croise celui de Math qui a pris aussi cette option pour être avec moi.
Ses yeux sont remplis de haine , il se dirige vers moi et me fou une grosse claque !
Non mais il est atteint ?

Bill : Ca va pas ou quoi ?

Math : T'as pas perdu de temps à ce que je vois !

Bill : Attends on est plus ensemble, j'ai même pas eu le temps de m'expliquer tu croyais quoi ?

Math : Finalement je regrette pas de ne plus être avec toi, t'es comme les autres.
Profiteur, menteur...
En fait t'es qu'une pute.

Bill : Techniquement non , je ne vends pas mon corps pour de l'argent vois-tu et tout le monde est consentant pour passer un bon moment.

Math : Pense ce que tu veux , en tout cas pour moi il n'y a plus rien , ni même une amitié si elle a déjà existé.
J'espère que tu souffriras autant que j'ai souffert.


Sympa , ça fait toujours plaisir.
J'ai quand même une petite pointe de culpabilité, pas pour ma partie de jambes en l'air mais par rapport au fait que je ne me sois pas assez occupé de lui.

Prof : Dépêchez-vous , dans cinq minutes je veux vous voir dans le bassin et nager !

Les élèves qui s'étaient agglutinés autour de nous se dispersent enfin.
De vrais commères ceux-là !
Je suis le troupeau et vais me doucher avant de plonger dans le bassin et me vider la tête.

Fin P.O.V Bill

P.O.V extérieur

Au même moment où Bill continue sa petite vie d'adolescent avec des hauts et des bas , une personne s'inquiète.
Cette personne est psychiatre spécialisée dans les troubles du comportement alimentaire.
Sa fille Katrin de 10 ans a été emmenée d'urgence à l'hôpital suite à un malaise.
Plusieurs heures qu'il est dans ce lieu qu'il côtoie tous les jours mais là les rôles sont inversés.
C'est lui qui a l'angoisse du résultat et non celui qui explique aux parents pourquoi leur enfant à tel ou tel problèmes ou au contraire devoir annoncer une nouvelle douloureuse.
Cette fois-ci , c'est lui qui patiente.
Justement , un médecin arrive enfin , son air est neutre.
C'est son métier.
Ne pas avoir de compassion ou de pitié face au malheur des autres sinon ce métier n'est pas fait pour vous.


Fin P.O.V extérieur.

P.O.V inconnu

Docteur : Tom ?

Je relève la tête.
Gustav , un ami et médecin est là.
Je l'avais pas entendu.
Trop pris dans mes pensées toutes plus sombres les unes que les autres.
J'ai peur qu'il soit arrivé quelque chose de grave à ma fille.
Gustav ne dit rien pour le moment , c'est pas bon signe.

Tom : Elle va bien ?

Son visage s'assombrit légèrement, c'est très mauvais signe.

Gustav : On ... On a fait tout ce qu'on a pu , mais le c½ur ne repartait pas , on a pas réussi , on a tout essayé , je te jure Tom.

Je n'écoute pas plus et explose ma main contre le mur avant de me laisser tomber par terre.
Ma fille, ma petite fille.
Dix ans, elle n'avait que dix ans et la vie me l'a enlevée.
Saloperie de maladie.
L'anorexie.
Je pensais qu'elle allait mieux. La preuve que non.
Je n'ai rien vu venir pourtant je suis psy , je devrais être capable de déceler ce genre de comportement et voilà le résultat.
Putain je m'en veux !
Comment je vais annoncer la mort de notre bébé à Ninon , ma femme ?
Je pleure. Ca faisait tellement longtemps que ça m'étais pas arrivé.
Je ne pensais pas qu'un jour on allait m'annoncer qu'aujourd'hui serait le dernier jour où je vois ma fille.
Elle aurai eu onze ans dans deux semaines....
Des bras m'entourent , je me laisse faire, je n'ai pas la force de repousser mon ami.

Gustav : Je suis désolé Tom.

*****

Voilà pour ce chapitre.
Premières menaces pour Bill et première apparition de Tom et Gustav , j'ai décidé qu'il serait présent.
Comme je l'ai dit rien d'extraordainaire mais bon si tout se passe trop vite la fic sera vite finie.

Dîtes moi ce que vous en pensez !
Bonne nuit ou journée !
Bisouxxx

Edit : La suite prend du temps. Je suis désolée mais mon état de santé s'est fortement dégradé alors je suis sous traitement qui me fait dormir, je commence seulement à m'adapter. Je sais pas quand je posterais.
Bisouxxx

# Posté le vendredi 06 mars 2009 14:03

Modifié le mardi 22 septembre 2009 08:41

Chapitre 3

Chapitre 3

P.O.V Tom

Je suis resté je ne sais combien de temps dans les bras de mon ami.
Mes membres sont engourdis et j'ai mal à la tête.
Je suis sur le perron.
Pour la première fois de ma vie, j'ai peur de la réaction de ma femme.
Elle était tellement inquiète quand je suis parti à l'hôpital, elle ne pouvait pas venir, un rendez-vous important qu'elle ne pouvait annuler.
Elle qui s'attendait sûrement à des nouvelles réconfortantes...
Elle n'aura pas eu le temps de lui dire au revoir.
J'avais pris congé pour m'occuper d'elle , Katrin.
Elle était toute faible, elle était dans mes bras quand tout est arrivé.
J'ai senti son énergie la quitter mais j'ai gardé espoir, je n'avais pas le choix.
J'aurais dû comprendre que sa maladie a eu raison d'elle.
Ca faisait pas longtemps qu'elle était de retour, elle n'était pas dans mon unité, interdiction d'avoir un lien avec les membres de la famille.
La règle s'applique à tout le monde, sans exceptions.
Elle avait repris quelques kilos mais était toujours fragile psychologiquement.
Selon eux , elle était quand même capable de rentrer.
Foutaises, je me suis même pas aperçu quelle allait toujours aussi mal.
J'ai beau voir des cas comme celui-là tous les jours, et je n'ai pas pu cerner sa maladie.
Je ne l'ai pas écouté, j'ai privilégié mon travail.
Même ma femme je l'ai délaissé.
Je suis un père et un mari indigne.
J'ai tout fait de travers.

Et là je rentre sans elle.
Je me sens vide, Ninon est déjà là.
J'ai vu sa voiture et je suis de plus en plus angoissé.
Annoncer une mauvaise nouvelle aux parents des patients est toujours une épreuve mais là c'est différent.
Il s'agit de notre fille.
Et c'est à moi que revient la responsabilité de lui dire.
J'ouvre la porte après avoir soufflé un bon coup.
Elle est sur le canapé du salon les jambes repliée, le regard dans le vide.
Je m'approche doucement pour pas lui faire peur et caresse doucement son épaule.
Elle sursaute légèrement puis tourne la tête vers moi.

Ninon : Tu n'es pas avec elle ?

J'ouvre la bouche mais ne réponds rien.
Sa question me surprend.

Tom : Il il faut que je te dises quelque chose de difficile.

Ninon : Je ne suis pas un de tes patients , viens-en aux faits.


Elle est à bout de nerfs, je la comprends.
On s'est beaucoup disputé ces derniers temps.
Trop dépassés par la maladie.
Notre couple en a prit un coup.
Et rien ne va s'arranger.
Pourtant j'aime ma femme.
Mais bon je ne sais plus trop où j'en suis.

Ninon : Tu vas me dire ce qu'il se passe oui ou merde ?

Tom : C'est dur à dire.


Je m'abaisse et la serre fort contre moi.
J'arrive pas à lui dire, je ne m'y fait pas.
Comment peut-on imaginer perdre son enfant alors qu'elle vient à peine de débuter sa vie ?

Ninon : C'est si grave que ça ?

Je hoche la tête.

Ninon : Dis moi s'il te plait.

Tom : Elle.... Elle n'a pas survécu.


Fin P.O.V Tom

P.O.V extérieur.

La vie est une chienne.
La vie est égoïste.
La vie enlève n'importe quel être cher à nos yeux.
La vie nous détruit.
Mais c'est ainsi.


Fin P.O.V extérieur.

P.O.V Bill

Les heures passent, se ressemblent.
C'est mortel.
Et ça va être comme ça toute la semaine comme toujours.
Je hais les cours !
Je suis affalé comme une merde sur ma table à lutter pour pas m'endormir.
J'ai même pas le courage de balancer une vanne.
Le prof doit être content !
Ah ça sonne enfin je peux rentrer chez moi !
Quoique j'y resterai pas longtemps j'ai pas renouvelé ma garde robe depuis des siècles.
Je suis aussi dépensier que ça.
Je préfère garder mes sous pour les capotes !
Je plaisante.
Ma journée n'aura vraiment pas été superbe.
Math qui me casse la gueule , Elliot qui m'en veut parce que j'ai pas été à la méga soirée qui tue tout.
Il a l'air de penser que je suis un 'no life '.
C'est juste que je n'ai pas les mêmes préoccupations que lui, si il comprend pas, c'est son problème !

Ellipse.

Je m'affale sur mon lit comme une merde !
Je suis usé, j'ai mal partout !
Vraiment crevant le shopping.
Mais j'ai fait de beaux achats.
J'ai l'½il pour repérer les bonnes affaires
D'habitude je fais un défilé devant mes parents mais là c'est juste pas possible.
Je suis limite à m'endormir mais ma mère m'appelle pour dîner.
J'ai faim ça tombe bien !


Maman : Alors c'était bon ?

Bill : Tu veux rire ? C'était délicieux !

Maman : Tu en veux encore ?

Bill : Oh que oui !

Papa : Fais attention tu vas grossir !

Bill : Pff tu es juste jaloux de mon corps de rêve !

Papa : A peine ! Et dis aussi que je suis mal conservé !

Bill : Je dirais rien !


On continu à s'envoyer des vannes très viriles mais qui nous amuse.
C'est bon de passer un repas en famille.
Ca faisait longtemps que ça nous était pas arrivés.
On débarrasse la table pour y installer un jeu de société, bien plus drôle et familial que la télé qui abrutie plutôt qu'autre chose !
Avis aux amateurs !

Papa : Bill t'es qu'un tricheur !

Bill : N'importe quoi ! Pas de ma faute si tu es nul à ce jeu !

Papa : Pas du tout ! Je suis doué ! Quand t'es pas là pour tricher !

Maman : Bon les enfants c'est fini ?

Papa : Mais c'est lui !

Maman : Alfred .... T'as quel âge ?


Il lui tire la langue.
Et on se demande qui est l'adulte !
Quand je disais qu'ils sont atteints !
Malgré leur métier où il faut avoir les nerfs solides, ils ont su garder un esprit jeune.
Quoique parfois c'est chiant car ils foutent un peu la honte mais bon je n'échangerai mes parents pour rien au monde !

Maman : Je voudrais pas être chiante mais Bill t'as cours demain et si tu ne veux pas qu'Aléana te tire du lit à sa manière vas te coucher !

Bill : Oh pas cool !

Maman : C'est la vie mon chéri !

Bill : Ben c'est pas juste !

Maman : Tu n'as pas le choix ! Bonne nuit !


J'embrasse mes parents et monte me coucher.
Avant d'aller dans mon lit, je regarde un peu par la fenêtre.
C'est calme et beau.
J'aime cette ambiance, ça me détend avant de dormir.
Tiens un nouveau message.

Bientôt.

Ouais pas tout compris.
Le numéro est caché en plus , moi qui pensais être tranquille ben nan.
C'est pas drôle je peux même pas lui répondre.
Je règle mon satané réveil pour 5 heures.
Le chien à sortir.
C'est mon tour youpi !

Je me ballade dans la rue, je ne connais pas cet endroit.
Bizarre.
C'est moche, puant, flippant.
Qu'est-ce que je fou là ?
Un drôle de sentiment s'empare de moi.
Un sentiment de mal aise.
Je me sens pas bien, en insécurité.
Comme si je n'étais pas seul.
Pourtant, je ne vois personne.
Je tourne la tête dans tous les sens.
Rien.
C'est trop calme.
Oppressent.
Puis j'entends des bruits de pas.
Je me fige.
Ca se rapproche.

Clap clap clap.

Ce bruit résonne comme un bourdonnement dans mon oreille.

Clap clap clap.

Pitié qu'il s'arrête !
Mon c½ur rate un battement lorsque qu'une main se pose avec fermeté sur mon épaule.

?: Alors ma belle on est perdu ?

Je me réveille tout transpirant et la respiration saccadée.
Bordel de merde quel rêve à la con !
Je regarde l'heure sur mon réveille qui indique 3 heures du matin.
Conneries , je vais plus savoir me rendormir maintenant !
On a pas idées de faire des rêves aussi tordus !
N'empêche que c'était flippant.
Allez faut que je me calme.
Ce n'était qu'un stupide rêve, pas la réalité.
Ouais ben l'auto persuasion c'est pas mon fort !
Si j'ai carrément peur de me rendormir, je vais pas aller loin.
En plus dans deux heures je dois aller sortir le chien ....
Magnifique en sachant ce que je viens d'imaginer.
Mais bon je serai pas seul, et puis Aléana saura me défendre non ?
Non c'est pas un bon chien de garde elle aurait aussi peur que moi.
Mais qu'est-ce que je raconte ?
Il ne va rien m'arriver.
Je crois aussi que l'histoire des SMS me trotte dans la tête plus que je le l'aurais pensé.
Pourtant je n'ai pas peur ?!
Si ?
Faut croire que ça me laisse pas si indifférent que ça.
Mais c'est stupide !
Qui me voudrait du mal ?
A bien y réfléchir beaucoup de monde.
J'ai tellement une grande gueule que j'arrive à me faire des ennemis facilement.
Je rigole tout seul.
C'est vrai que je suis un aimant à problèmes.
Mais au moins je suis pas une victime faible qui me laisse marcher sur les pieds sous prétexte que j'ai un look d'homo et que j'en suis un de surcroît.
Non mais ho !
Je me retourne encore et encore dans mon lit.
Je vais finir prisonnier de mes couvertures si ça continue.
A force de cogiter, je suis tout enroulé dedans.
On dirait une saucisse vivante.
Il est maintenant 4h25 et toute envie de dormir m'a quittée.
Tant pis.
Je me lève , pars discrètement faire un brin de toilette avant d'aller boire un verre d'eau histoire de plus avoir la bouche pâteuse.
Je remonte et passe un vieux pull chaud ainsi qu'un jogging noir.
J'attache mes cheveux et mets un bonnet.
Bah quoi ?
Je vais promener mon chien, et non aller à un défilé de mode !
Je redescends et vais chercher sa laisse.
Et à croire que ce chien n'est pas si bête il se ramène tout content.

Bill : Ben t'as l'air pressée toi !

Elle remue la queue joyeusement.
Okay ça promet.

Ellipse.

Je rentre crevé !
Ce chien est infatigable !
Il a pas arrêté de me faire courir...
Au moins j'ai fait mon jogging mais je risque de ne pas être opérationnel pour les cours.
Tant pis de toute façon ce qu'on fait ne m'intéresse pas.
Je remonte difficilement les escaliers et là gros dilemme.
L'appel de mon lit est très tentant mais la douche aussi car faut être réaliste, je sens pas la rose.
Loin de là.
Que faire ?
Je regarde à tour de rôle ma chambre et la salle de bain.
Que c'est dur !

? : Alors Bill tu débats déjà avec ton esprit ?

Je sursaute comme un malade, je l'avais pas entendu !
Et mon père se marre, fier de son effet !

Bill : Mais tu es fou , t'as voulu me tuer pour avoir perdu hier ?

Papa : Hahaha t'es con tu sais ça ?
Bonjour quand même !

Bill : Ouais ... Fouteur de trouille !


Faut que je me remette de mes émotions là !
Décidément , mes nerfs sont mis à rude épreuve aujourd'hui !
Finalement j'opte pour la douche , au moins on m'attaquera pas dedans !
Du moins je l'espère.
Le moins que l'on puisse dire c'est que ça remet les idées en place !
J'ai la dalle aussi, je redescends plus en forme qu'il y a quelques minutes.
Merci la douche !

Maman : Alors cette promenade matinale ?

Bill : Le bonheur !
Elle est en forme Aléana.

Maman : C'est un chien !

Bill : J'avais pas remarqué.

Maman : Je dois aller bosser je rentrerais sûrement tard et papa aussi.

Bill : Ah ...


On peut pas dire que je suis pas habitué mais bon passer encore une soirée seul c'est pas super.
Après m'avoir souhaité une bonne journée je me retrouve à préparer mes affaires en vitesse.
Je suis en retard !
Je cours pas non plus je suis pas si loin que ça et si je veux pas mourir d'épuisement j'ai intérêt à marcher tranquillement.
Quoique pas si tranquillement que ça.
Je sais pas pourquoi mais je me sens .... Suivi.
Je me retourne mais vois personne.
Calme Bill, c'est juste l'effet de ton imagination.
Bordel je suis dingue.
Mais si je n'ai aucune raison de paniquer pourquoi j'ai ce sentiment de mal aise ?
J'accélère la cadence, je préfère passer pour un parano plutôt qu'il m'arrive des trucs bizarres.
J'entends des pas qui se rapprochent de moi.
Je commence à flipper.
Ca se rapproche encore.
Une main s'accroche à mon épaule.

Bill : Ah lâchez moi !

? : Merde Bill t'es malade ?

Bill : Morgane ! Tu m'a foutu la trouille !

Morgane : J'ai vu ça merci ! Tu m'as fait peur aussi idiot !
T'as regardé trop de films d'horreur hier ?

Bill : Nan .... J'ai juste eu l'impression d'être suivi.

Morgane : Mais nan allez grouille on est à la bourre !


J'écoute pas vraiment ce qu'il se passe en cours.
Ca m'ennuie plutôt qu'autre chose.
J'ai envie d'une partie de jambe en l'air.
Pourquoi pas avec ce beau brun ?
Il a l'air doué.
Allez un petit mot aguicheur et je suis sûr qu'à la pause je passerai un bon moment !
Personne ne résiste à mon charme !
Voilà le mot balancé sur sa table il n'y a plus qu'à attendre la réponse, ce qui ne tarde pas.
Je déplie le bout de papier et ..... Comment ça il ne veut pas de moi ?
Je suis le meilleur baiseur de cette école et il refuse ?
C'est bien la première fois que ça arrive !
Ben merde alors je suis frustré là !
Je vais faire comment ?
Tant pis alors je me contenterais de mon imagination , ça peut être très efficace.
Je vais plutôt parler à Elliot , ça m'énerve qu'il ne me parle plus !
Je continue à regarder par la fenêtre et c'est à peine si j'entends la sonnerie.
Tant mieux j'ai besoin de me dégourdir les jambes.
Voilà Elliot , je me dirige vers lui.
Il me voit et se barre.
Sympa !

Bill : Attends !

Elliot : Je suis pressé.

Bill : S'il te plait dis moi ce que j'ai fait !

Elliot : Rien justement !
Dis moi , je représente quoi pour toi ?

Bill : C'est quoi cette question ?

Elliot : Réponds !

Bill : Euh ben ....

Elliot : C'est bien ce qu'il me semblait.
En fait tu traînes avec moi juste pour dire de pas être seul.
T'es un hypocrite Bill.
T'en a rien à foutre de moi, ou des autres.
Tout ce qu'il t'importe, c'est qu'on te remarque.
Nous on est des bouches trous.
Comment ais-je pu être aussi aveugle ?

Bill : Mais ...

Elliot : Tais toi !
J'ai toujours su que tu ne faisais pas confiance facilement, j'ai attendu, mais là j'en peux plus !
Mais merde je pensais vraiment qu'on était amis !
Visiblement j'ai eu tord.
C'est fini Bill, toi qui aime être seul te voilà servi !


Je reste sur le cul.
Tous les regards sont braqués sur nous.
Il a raison, je suis un connard !
Pourquoi ça me touche autant ?
Je ne le considère pas comme un ami ...
J'y arrive pas.
Je suis trop méfiant.
Même Morgane ne me connaît pas si bien que ça.
Pourtant être avec eux deux c'est super.
C'est donc ça l'amitié ?

Bill : Pardon Elliot.

Elliot : C'est trop tard Bill.

Bill : Je ... Je pensais pas que tu tenais à moi à ce point.

Elliot : C'est ça ton problème tu ne vois rien ! Mais là ... J'ai besoin d'espace tu comprends ?

Bill : Alors ... On ne se parlera plus ?

Elliot : Je sais pas. Je te demande pas grand chose , juste qu'on se voit en dehors des cours.
Comme de vrais amis le font.


Je baisse la tête. Je suis con.

Elliot : Oui tu es très con !

Bill : J'ai pensé tout haut ?

Elliot : Je crois bien !
J'y vais, pense à ce que je t'ai dit.


Ca fait mal.
Je me mettrais bien des claques.
Pourquoi je suis comme ça hein ?
Je ne pensais pas cependant être à ce point là.
C'est vrai j'aime me faire remarquer , par contre je consacre tellement peu de temps à Morgane et Elliot.
Je me fait honte quelques fois mais je suis comme je suis j'y peux rien.
Et ça fait de moi une mauvaise personne parce que je préfère me consacrer à ma passion, mon avenir plutôt que de rester avec des personnes que je ne reverrai probablement plus jamais ?
Pourtant c'est eux qui sont venus vers moi , ils le savaient dès le départ que je ne suis pas du genre à aimer faire la fête.
Ils ne savent pas pour mon école de danse , ils n'ont jamais cherchés à savoir en même temps.
A bien y réfléchir je comprends pas pourquoi il s'énerve aujourd'hui contre moi alors qu'il n'a jamais rien dit avant.
Bon des petites engueulades pour me charrier mais rien de comparable à aujourd'hui !
Je suis pommé enfin il a peut-être ses règles !
Je suis vraiment atteint c'est pas possible !
La pause est finie.
Je me dirige en cours tout penaud.
Ca chuchote sur mon passage.
Ben tiens ça fait de l'animation.
Et puis en quoi nos histoires les regardent ?
Mon regard noir fait taire ces messes basses.
Tant mieux.
Vivement que je rentre chez moi j'en ai marre de cette journée de merde !

Ellipse.

Je me dirige vers la salle de danse.
Cours exceptionnel.
On a une représentation dans pas longtemps.
Faut qu'on soit au point.
Je salue tout le monde et pars me changer.
Je compte bien me défouler histoire d'oublier mes petits problèmes avec Elliot.
Morgane pense que ça lui passera.
On verra bien mais elle au moins me fait pas la tronche pour une fête.
Elle a d'autres amis que moi , donc voilà.
On commence à s'échauffer tout en papotant entre nous.
Toujours aussi complices.
Pas de prises de tête ni de jalousie.
En gros c'est l'un des seuls endroits où je me sens bien et où j'ai pas besoin de faire le mariolle pour me faire respecter ou remarquer.
Curieusement tout le monde ici s'en fou de mon look bizarre ou que je sois homo.
J'aurais très bien pu être rejeté.
J'enchaîne avec des exercices pour ma cheville douloureuse.
C'est chiant mais nécessaire si je veux pas m'arrêter en plein milieu du cours parce que je me suis fait mal.
Après ça on se réunit autour de Julia qui nous explique le déroulement de la séance.
Ca va être assez pépère , on est tous fatigué de notre journée de cours.
Puis il n'y a pas de pression.
Sauf pour moi car c'est important que je réussisse puisque je veux vivre de ça plus tard.
Je reste concentré et enchaîne les mouvements suivant le rythme de la musique.
J'aime les sensations que ça me procure.
Je me sens bien.
Pendant cet instant j'oublie tout.
J'écoute juste la musique et laisse parler mon corps à travers les gestes.
On répète encore pendant une heure et la fin du cours est déjà arrivée.
C'est dingue comme le temps passe vite ici.
Trop vite même.
J'ai l'impression de pas assez profiter.
Je pourrais rester des heures ici à danser ou à ne rien faire.
J'aime ce lieu.
Tout simplement.
On a tous un endroit où on se sent en phase avec soi.
Pour moi c'est cet endroit.
C'est curieux j'avoue mais je suis bizarre de toute façon alors pourquoi se contenter de faire comme les autres ?
Je discute quelques minutes avec Julia.
Elle me rassure sur mon entretient qui se rapproche inexorablement.
Je lui ai parlé de ma crainte concernant ma cheville qui peut péter d'un instant à l'autre.
Elle me dit de ne pas paniquer mais d'aller faire des examens pour être sûr qu'il n'y a rien de grave.
Ca me stresse encore plus, je déteste les hôpitaux, l'odeur est nauséabonde.
Mais il faut écarter toute hypothèse.
En attendant je mets une pommade contre les douleurs , ça marche mais je sais bien qu'au bout d'un moment ça me fera plus d'effet.
Julia me dit qu'elle va devoir fermer la salle.
Dommage, le retour à la réalité est un peu dur.
L'espace d'une journée j'avais oublié que je passais la soirée seul.
Je n'ai pas le choix.
Je vais devoir faire la cuisine en plus !
Pas envie !
Je sais je commanderai une pizza et ma mère sera pas là pour me dire que je mange que des cochonneries !
Marre de manger de la nourriture pour lapins !
Et puis c'est pas comme si j'étais à la limite d'être obèse c'est bien l'inverse !
Alors ça me fera pas de mal et en plus c'est bon pour le moral !
J'aime pas le chocolat faut bien compenser par autre chose !

Julia : Bill tu as fini ?

Bill : Oui excuse moi j'étais dans mes pensées.

Julia : Pas de problèmes tête dans les nuages.

Bill : Eh !


Elle s'en va en rigolant.
Malade cette fille je vous jure !
Autant que nous dans ce groupe !
C'est pour ça alors qu'on s'entend si bien !
Je suis de nouveau dehors.
Il fait déjà noir.
Forcément on est encore en hiver.
J'aime pas trop être dehors tout seul .
J'ai envie d'être rapidement chez moi alors je passe par un petit raccourci.
J'ai encore ce sentiment de ne pas être seul.
J'aime vraiment pas ça.
Je comprends même pas pourquoi je ressens ça.
Je n'ai pourtant vu personne.
J'accélère le pas et mon portable vibre.
Pourvu que ce soit mes parents qui disent que finalement ils m'attendent à la maison ou qu'ils viennent me chercher !
Je regarde, un nouveau message.
J'ouvre et regarde le message toujours en marchant mais ce que je lis me fait m'arrêter brusquement.
Je comprends pas.

Game over.

J'entends du bruit.
De pas plus exactement.
Mais je n'ai pas le temps de faire quoique ce soit que je sens plusieurs mains m'agrippent fortement pour m'emmener dans un endroit sombre et sale.
Je ne peux pas crier, une main m'en empêche.
Il se passe quoi putain ?
Je peux pas bouger ils m'ont immobilisé.
A vu d'½il ils sont 4 enfin je crois.
Je vois presque rien.
Je commence à flipper.
Si c'est une blague elle est de très mauvais goût.
Je suis plaqué contre un mur.
Mon dos le cogne fortement.
Je gémis de douleur.

? : Alors Billette, on fait moins le malin maintenant ?

Ces voix ... Je crois les connaître.
Mais il fait si noir, je ne peux pas les voir.
J'ai peur.
Je commence à trembler.

? : Je t'avais dit que j'exaucerai ton fantasme tu te rappelles du message « Tu rêves de te faire prendre dans une ruelle, ton v½ux sera exaucé, à bientôt pute. » Ce jour est arrivé.

J'essaye de pas me laisser faire.

Bill : Je ne suis la pute de personne !

? : T'as tout faux ! Tu es ma pute pour ce soir et peut-être d'autres soirs !


Il se colle à moi.
Son odeur me dégoûte.
Il commence à me toucher.
J'ai envie de gerber, de crier mais je peux pas.
Personne ne m'entendrait.
J'ai envie de partir mais je suis trop faible et eux trop nombreux.
J'ai peur.
Il commence à m'embrasser.
Mon ventre se contracte.
Ma tête commence à tourner.
J'essaye de me dégager mais en vain.
J'entends des rires qui me semblent lointains.
C'est comme si j'étais déconnecté du monde.
Ou spectateur de mon propre malheur.
Je crois savoir ce qu'il m'attend.
La peur, cette chienne de peur paralyse tous mes membres.
Je me rends à peine compte de ce qu'il se passe mais la réalité me rattrape quand mon agresseur me retourne brusquement.
Je fais face au mur, tandis que lui bouffe littéralement mon cou, le maltraitant.
J'ai mal, mais je me tais, ne rien laisser paraître.
Je ne veux pas leur faire ce plaisir.
De voir que ce qu'ils me font subir me touche.
Ses mains maltraitent mon corps encore habillé et vierge.
La bile remonte mais je me contient.
Ne rien laisser paraître.
Il murmure des choses obscènes à mon oreille.
Mon c½ur accélère encore.
J'imagine ce qu'il me dit , des frissons d'horreurs me parcourent.
Je veux pas !
J'essaye à nouveau de me débattre mais rien à faire.

? : Tut tut tut où comptes tu aller ?
Je te l'ai dit, tu es ma pute pour toute la soirée.
Tu vas voir tu vas tellement aimer que tu en redemanderas.
Et puis tu ne peux aller nulle part.
Tu es piégé.
Game over Bill Kaulitz.


A cet instant , je réalise qu'il a raison je suis piégé.
Je cède à la panique, je me débat comme un fou , j'ai plus d'espoir , mais je tente quand même.
Je veux juste croire que je fais un horrible rêve , que je vais me réveiller et qu'Alléana viendra enlever ma couette pour que je me lève.
Je fatigue.
La prise sur moi se resserre.
Ce n'est pas un cauchemar.
Tout est réel.
Je ne me débat plus.
Ils ont gagnés.
Ma ceinture est retirée.
Un obstacle en moins.
Mon slim l'est également.
Deux obstacles en moins.
Il touche mon sexe mou à travers mon boxer.
Ce touché me fait frissonner de dégoût.
Le boxer tombe lui aussi à mes chevilles.
Plus d'obstacles.
Je suis offert.
Vulnérable.
Faible.
A son tour il se déshabille.
Les bruit de la ceinture , de la braguette et du froissement des vêtements qui tombent me glacent le sang.
Ses mains touchent mon corps mis à nu au détriment de ma volonté.
Je me sens déjà dégueulasse.
Ses mains passent de mes fesses à mon sexe sans douceur.
Puis il se colle à mon corps , écarte mes fesses avec ses mains.
J'ai peur de ce qu'il va arriver.
Je ne veux pas.
Mais je ne dirai rien.
Je subirai en silence.
Les larmes commencent à couler sans que je puisse les retenir.
Son sexe frôle mon anus vierge de toute pénétration.
Il joue avec moi , il veut que je le supplie d'arrêter.
Il jouit de me voir si faible.
Je tremble et ferme les yeux alors qu'il me pénètre avec toute la violence dont il est capable.

Game over.
Fin P.O.V Bill

P.O.V extérieur.

Tandis que Bill se fait violer dans une ruelle sombre , Tom lui fait passionnément l'amour à sa femme pour oublier la tristesse qui les rongent tous les deux de la perte de leur unique enfant.
Les personnes unissant leur corps le font pour différentes raisons.
Certaines pour se prouver leur amour ou passer du bon temps.
D'autres pour oublier ou parce qu'elles n'ont pas le choix et la dernière la pire, pour faire du mal à l'autre personne.
Pour la détruire, la réduire à l'état de déchet.

C'est curieux comme on rapporte toujours tout au sexe vous ne trouvez pas ?
On est loin de la preuve d'amour.
Bill le découvre à ses dépends.
Il t'avais prévenue Bill.


Game over.

*****

Hum voici donc ce chapitre qui a un mois de retard.
Je m'excuse, ma santé me permettait vraiment pas d'écrire, ou alors j'aurais fait n'importe quoi.
C'est peut-être le cas d'ailleurs.
Bref maintenant vous connaissez l'élément déclencheur.
L'histoire avance petit à petit.
J'ai préféré ne pas décrire le viol, ça se fera petit à petit tout au long de l'histoire.
J'espère ne pas vous avoir déçues !

Bref je vais écrire mon premier OS , je vous communiquerez l'adresse du blog quand il sera créer.
Ceux que ça intéressent, dîtes-le moi par commentaire !
Bisouxxx

Edit : Excusez moi pour le manque de mises à jour.
J'ai pas encore débuté mon OS, j'ai du mal à trouver une idée sur le commencement , je vous remercie déjà pour vos com's !
Continuez à me donner vos avis !

# Posté le vendredi 27 mars 2009 12:53

Modifié le mardi 22 septembre 2009 08:45